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L'alimentation en eau potable
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| Notre commune possédait dès la fin du 19° siècle un réservoir d’eau potable, dans la forêt, au sud du village, au lieu-dit « le Beau Bois ». Cet ouvrage à flanc de coteau permettait d’alimenter toutes les habitations en eau sous pression, ce qui n’était pas le cas pour les communes environnantes de même importance. Le débit de ce réservoir était suffisant lorsque la commune dépassait de peu les 100 habitants. Les constructions anciennes ne possédaient pas de salles d’eau, ni de WC à chasse d’eau ; elles étaient peu consommatrices de ce liquide, qui d’ailleurs était gratuit. |
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| A partir du milieu des années cinquante quelques ménages sont venus construire au village, les gens de la commune ont commencé à s’équiper en salles de bains, machines à laver, WC etc…, ce qui eut pour effet une forte augmentation de la consommation : la réserve est devenue bien vite insuffisante, en période d’été notamment. Afin que le réservoir puisse se remplir dans le courant de la nuit, l’eau était coupée à partir de 20 heures jusqu’à 7 heures du matin. Lorsque les vannes étaient ouvertes, le réservoir étant plein, il y avait un gros débit, mais également une grosse demande : tous les robinets étaient ouverts et les usagers attendaient l’eau avec impatience. Si les habitations du bas du village étaient privilégiées, l’eau descendant par gravité, il n’en était pas de même pour d’autres (rue de la Source, rue d’Argiésans), qui devaient faire des réserves. Certains jours elles étaient privées d’eau sous pression à partir de 9 heures ou 10 heures du matin ! Cet état de fait n’était pas sans poser de problèmes et provoquait des polémiques entre les « nantis » du bas et les autres. Certains prétendaient qu’il y avait des pertes au niveau du réservoir et qu’il fallait capter cette eau perdue, plutôt que de se raccorder à un quelconque syndicat où la commune perdrait son autonomie. Un trou a été creusé en dessous du réservoir, lequel recevait à l’aide d’une pompe le peu d’eau ainsi récupérée. Malgré tout cette solution était loin d’être suffisante et toute extension du village devenait impossible. |
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Le conseil municipal de l’époque s’est alors tourné vers le syndicat des eaux de Champagney, qui était en cours de création. Les travaux eurent lieu au village en 1967 et l’on peut dire que c’est à partir de 1968 que toutes les maisons de Banvillars ont été alimentées sans problème en quantité et en qualité.
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| Le syndicat de Champagney regroupait à l’origine neuf communes, dont quatre du Territoire de Belfort (Buc, Urcerey, Argiésans et Banvillars). Il s’est étoffé d’année en année ; les demandes d’adhésion sont toujours de plus en plus nombreuses : dernièrement Tavey, Laire, Brevilliers.. Par ailleurs le syndicat vend de l’eau à d’autres communes non-adhérentes, comme on peut le constater par la brochure qui est distribuée chaque année. Ces communes conservent la charge de leur réseau. On ne peut que se féliciter et dire bravo à nos anciens pour ce choix qui a été fait il y a maintenant quarante ans, malgré les quelques vitres brisées à la suite de tirs de mines dans les endroits rocheux, au moment des travaux. |
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| R. HAININ | ||
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