Actualité

» Bâtiments Communaux

 

LES BATIMENTS COMMUNAUX 

 

     
 

Banvillars n'a guère de ressources fiscales mais, comme beaucoup de communes rurales, son patrimoine foncier est conséquent: forêts, terrains, chemins, auxquels s'ajoutent un certain nombre de bâtiments. Ceux-ci ont leur utilité, ils ont aussi leur histoire.

Au centre du village, l’église Saint Ambroise s'est édifiée progressivement pour aboutir à son aspect actuel. A cet endroit une chapelle a été construite au 16° siècle, lorsque Brevilliers et le Pays de Montbéliard sont passés à la Reforme Luthérienne. Elle a été plusieurs fois agrandie et remaniée. Le clocher et les vitraux datent du 19° siècle. Depuis les lois de séparation de l'Eglise et de l'Etat, en 1905, la commune est propriétaire du bâtiment, mais le mobilier et l’entretien intérieur relèvent de la paroisse.

La municipalité veille donc au bon état du gros œuvre, gère la sonnerie des cloches et la sécurité incendie. L'église comme elle est située, participe au charme particulier du village. Après la toiture en 2005, des travaux de consolidation du beffroi portant les cloches ont été réalisés en 2007.

 
     

 

     
 

De l’autre cote de la place se trouve la mairie actuelle, aménagée au rez-de-chaussée de l’ancien presbytère. Ce vaste édifice est fort ancien. C'est certainement une des plus vieilles maisons du village, puisqu'on trouve a l’intérieur un magnifique four a pain et, à l’extérieur, l’emplacement du puits avec sa pompe. En tout cas, dès le 18° siècle le plan de Banvillars localise cet édifice communal. Les municipalités successives l’ont entretenu soigneusement, ce qui permet d'y trouver actuellement un logement locatif avec un confort moderne et une mairie fonctionnelle. Un regret cependant : le vaste grenier reste inutilisé.

A côte de l’église se dresse le bâtiment de l’école communale, qui fonctionne sans discontinuer depuis 130 années. Elle a vu défiler beaucoup de générations de gamins et nous espérons tous que cela va se poursuivre, car l’école est l’âme d'un village, elle définit sont identité.

A Banvillars, une école existait au milieu de la place actuelle depuis les années 1840 ; à l'époque le maître était rétribué par la commune. Après les lois de J. Ferry instituant l'école gratuite et obligatoire, la question du bâtiment d'école se posait, d'autant plus qu'il était en triste état. Voici le rapport de l'architecte départemental en 1883, sous le titre:

 

 
     

 

 

« Projet de construction dune Maison d'Ecole de garçons et de tilles. »

«Le bâtiment servant actuellement de maison d'Ecole dans la commune de Banvillars était autrefois composé d’un rez-de-chaussée et celui actuel formait l'étage ; mais par suite de différents travaux d'exhaussement et de nivellement de la rue principale du village, ce rez-de-chaussée a été converti en cave et l'étage approprié en salle de classe et logement.

En 1870-71, pendant l’occupation des Prussiens faisant le siège de Belfort, le logement de l' instituteur a été détruit par un incendie, à tel point que la commune s'est bornée a déblayer les débris et reconstruire la talvane contre l'école. Le bâtiment ainsi réapproprié ne renferme plus de logement que deux chambres, une cuisine et la salle de classe.

Le conseil municipal reconnaissant l’urgente nécessité de pourvoir a l'amélioration du bâtiment scolaire, lequel ne réunit aucune des conditions voulues pour une bonne installation tant les dimensions de la salle de classe qu'au point de vue du logement du Maître; en outre ce bâtiment est entouré de tous côtés de chemins et de cours des propriétés particulières, sans terrain de dégagement à tel point que les enfants ne peuvent sortir sans être exposés a toutes espèces d'accidents. II a chargé l’ Architecte soussigné de dresser un projet dune nouvelle construction à placer sur un terrain plus spacieux longeant la voie publique, pour que les enfants trouvent place dans des cours aménagées à  cet effet, en outre du terrain en suffisance pour Jardin et verger du Maître.

La nouvelle construction projetée comprendra un bâtiment spécial pour le logement de l’instituteur et un bâtiment accolé servant de salle de classe, avec entrées séparées : enfin réserver (sic.) un espace pour la Maine : actuellement l'Ecole sert de salle de Maine. »

 
     

 

 

L'histoire ultérieure de cette construction a été largement relatée dans « l'Echo du Beau Bois 2007 ». Disons simplement que des améliorations dans le confort et l’agencement intérieur ont été continuellement apportées. Actuellement, la classe est dotée, grâce à son enseignant, d'un matériel informatique impressionnant. Par ailleurs, les investissements se poursuivent : on envisage par exemple de changer les fenêtres dans un avenir très proche.

Au pied de l’école se blottit la salle communale, autre bâtiment appartenant à la collectivité. Son utilité n'est pas à démontrer : réceptions officielles, fêtes de famille, manifestations des associations, séances de théâtre y trouvent un local de dimensions déjà respectables.

 
     
 

Sa construction est une longue histoire, commencée il y a au moins 25 ans, quand il s'est avéré que le lavoir n' était plus utilisé et que la source qui l’ alimentait était gravement polluée. Petit à petit le bâtiment s'est transformé, adapté.

Pour mémoire les premières « choucroutes» qui s'y sont déroulées se passaient sur la terre battue, avec des tables et des bancs de brasserie. On voit une fois de plus que c'est le besoin qui crée l’outil.

Des travaux sont toujours nécessaires. Ces années passées il a fallu se mettre aux normes de sécurité, changer du mobilier. A présent on projette de refaire la toiture (c'est encore celle de l’ancien lavoir) , d'isoler le local de rangement et de réhabiliter les peintures intérieures .

 
     
 

Ainsi, la maintenance des bâtiments communaux est une mission essentielle pour la municipalité, car ils sont au service de l’ensemble de la population. Les loyers qui sont perçus n'ont pas d'autre destination.

Ajoutons pour mémoire que la mairie a la responsabilité d'autres objets immobiliers: le cimetière, le local technique, les abris-bus, le monument aux Morts, le monument des Fusillés, les croix d'entrée du village etc ... Tout cela constitue notre patrimoine commun et mérite qu'on en prenne soin comme de son propre bien.

 
     

 

Tous droits réservés - Topalis Communicaton