Le territoire de notre commune contient un certain nombre de vestiges archéologiques qui montrent I’ ancienneté de son habitat.
Mr Hugoniot, un enseignant du centre de la France, qui venait passer ses vacances a Banvillars vers 1950, a découvert au lieu-dit« En Pensée », a droite de la voie communale qui mène a Argiesans, des objets de I’ époque néolithique (entre 5000 et 8000 avo J.C.) II s'agit d'éléments en pierre polie: grattoirs, grattoirs, burins et des haches en aphanite plus récentes (3000 av J.C.), découvertes un peu plus loin aux «Champs du Marais ». II a confie cette collection aux musées de Belfort et de Montbéliard. Sur la carte ce sont les sites 007-1 et 007-3.
Lors des travaux de la voie de chemin de fer de 1855 a 1858 un important tronçon de voie romaine a été mis a jour sur environ 200 mètres. On peut penser qu'elle reliait un important établissement Gallo-Romain de Bavilliers a une exploitation agricole plus modeste
La construction du chemin de fer a mis également a jour au lieu-dit «Aux Barlots- Corchevais» une grande quantité de tuiles romaines a rebords (imbrex et tegula) des briques, des pavages. Puis on a ramasse dans les labours une monnaie frappée entre 330 et 341 Ap. J.C. (effigie de Constance II).
Par la suite, de nouvelles prospect ions effectuées vers 1910, puis en 1973 ont permis de noter I’ existence de murs et de recueillir de la céramique. Enfin des recherches aériennes ont permis de détecter des vestiges de I’ autre cote de la voie ferrée. Sur la carte: sites 007-2, 5 et 6.
II faut donc imaginer un établissement beaucoup plus important qu'on ne le pensait: une «villa », vaste ferme avec ses dépendances, occupée encore au moment des invasions du IVeme siècle.
Ainsi s'expliquerait la vieille tradition qui rapporte qu'autrefois Ie village de Banvillars se trouvait entre la RN83 et la voie ferrée actuelle.
Enfin sur la colline du «Beau Bois» se dressait des la fin du XIeme siècle un château fort érigé par les comtes de Ferrette, pour se protéger contre les entreprises des comtes de Montbéliard (Site 007-4 sur la carte). On pense qu'il a été détruit lors de I’ invasion suédoise au XVIIeme siècle. Avant la construction des ouvrages militaires, vers 1890, les ruines étaient encore très visibles. On distinguait : « Un cône assez élèvé sur des murs fort épais, d'environ 40 mètres carrés. Cette enceinte est entourée de trois cotes d'un fosse très profond qui en défendait I’ accès. La face sud donnait sur la déclivité très abrupte de la montagne et se trouvait ainsi naturellement défendue par la conformation du terrain. Un peu plus bas, vers le village et la vallée se trouvait encore une dépendance du château dont on ne voit plus que la plate-forme, un vestige de mur et une circonvallation en partie nivelée. Plus bas encore, une source assez abondante jaillit du roc. Cette source, d'une eau très limpide, porte le nom de la Goulotte. »
Les constructeurs du Fort du Haut-Bois ont trouve la un gisement de pierres qu'ils se sont empresses d'utiliser, mais les promeneurs ont reconnu aisément des endroits qui leur sont familiers. II est certain qu'à une faible profondeur, sous la surface de notre sol, bien des découvertes restent a faire, même si le temps et la nature recouvrent inexorablement les vestiges du passe.
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